‹ La philosophie de PlatonChapitre 242 sur 260 · Phys · texte numérisé non relu

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siliililé à l'infini, avaient hoaucuup iuquielé Plaloo el son École. Fbtou tui-in6nie ïseiuldts avoir admis des lignes însùcalilcs, DU (lu moins reJL^tù lu uoliou du jtninL purmi les liuliunii nialjjijmuliqni'ii '. Xéuuci'tiLe revînt à cëIIc idée et lu poussa à l'excès. C'e»t conlie lui qu'esl dirigé le Irailé d'Arislole sur les lignes insécables.

L'opinion de Xénocrate cesse de paiailre aussi étrange quand on la rattache à son principe : l'idenlilé des Idées el des grandeurs. L'Idée n'étant pas divisible à l'inlini, les grandeurs ue le sont pas davantage. Ëd vain les géomètres protestent; Xénocrate, daus ses spèeulaliotis, soumet la géométrie même aux uécessilés de ses hypothèses. Aussi Ari^tute l'uppelle-t-d un mathématicien peu mathématique, el de toutes [es théories sur les nombres, celle dé Xénocrate lui purail la plus absurde, comme l'ésumanl en elle-même les défauts de toutes les autres.

Comment Xonocrale fut-il auieuè à la coufusiou des Idées et des noralires ? — C'est encore Aristole qui nous l'apprend. Platon formait les Idées au moyen de deux élémeuls : l'un et le uiulliple; mais on lui objecbit que les nombres matbématiques ont les inènies éléments. Ses disciples ne purent répondre à l'objection; Speusîppe supprima les Idées, et Xénocrate absorba les nombres dans les Idées '. On voit ce qui manquait aux disciples de Platon : ils ne distinguaient pas la quaUté et la quantité, Platon lui-même, sur la fin de sa vie, avait exagéré cette idée profonde que la quantité a son principe dans la qualité, et les spéculations mathématiques avaient envahi son école.

). Uit., 1, 32, 1. 20.

Si, el TÔî «pxit tu TaÙTHC flrjdEtai, tiûç îma\ li [iïOjuiaTmbe 'fKolrflmy iptOiiôv, tiû Xé'itf, Ei'itEp IpïM Yï ivi;fï|T«[ it j»a97)iJiB-

LES SUCCESSEURS DE PtATON

n. D'après Xénocrate, l'Un est Dieu, le Dieu mdte, ou le père des dieux, ou la raison, ou le nombre im^pair; et il règne dans le ciel. La Dyade est le dieu femelle, la mère des dieux, qui préside au mouvement colique des planètes, et qui a son siège dans la région sublunaire *. L'Un ou la Monade s'appelle encore le Jupiter très haut (tèv Snatov A(a) et la Matière ou Dyade est le Jupiter très bas (vtattfv) ', expressions musicales et pytbagoriques , qui comparent l'Unité à la note la plus élerée de l'accord, et la Dualité à la note la plus basse. Ces deux principes ont donné naissance au ciel et aux sept planètes. Il y a donc trois sortes d'êtres : l'intelligible, objet de la raison, qui n'est autre chose que le dieu premier et les Idées, résidant au-dessus du monde; la matière, objet de la sensation, qui réside au dedans du monde ; et le composé des deux, c'est-à-dire le monde lui-même, objet de l'opinion. Le monde, visible par les sens, devient intelligible par les lois mathématiques de l'astronomie '. — Remarquons que dans ces trois sortes d'êtres ne figurent pas les nombres intermédiaires, identifiés avec les nombres idéaux. La philosophie et l'astronomie sont analogues pour Xénocratev et ont également pour objet l'intelligible; l'^itKmijiri et la Stetvota ne font qu'un *.

L'essence intelligible est comparée au triangle équilatéral, parce qu'elle est partout semblable à elle-même ; les choses sensibles, au triangle scalène, formé de côtés inégaux; et l'essence composée, au triangle isocèle, qui a deux côtés égaux et un côté inégal • . Celte essence moyenne étant le monde lui-même, en d'autres termes le ciel, tous

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