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tA LOI MOBALE DANS PLATON
mouvempnl jiou)- so l'étahlii', il y a plaisir; (juaiicl il est slalde, il a'y a ni plaisir ni douleur, mais un j(enre il'eïislence plus voisin de la vie divine, su))èrieure aux impressions variables de ta siinsiiiiiilê. Le plaisir el la douleur sont les L'QVLs de noire imiierfeelion.
Le plaisir esl si loin de la véritable existence, que plusieurs ii!iiloso[)lics y ont vu, avec Antistliénes, uue simple négatiiii! île la douleur. Dans ce ras, le plaisir ne serait rien de jiosilif, et ses plus doux ultraits ne seraient que de vains prestiges.
Ce qui semhle confirmer ce caractère négatif, c'est que les t)laisirs les plus vifs sont causés par les désirs les plus violents, et que tout désir, tout besoin violent esl une douleur. C'est donc une mauvaise disposition de l'àme ou du corps qui produit les plaisirs extrêmes, et les hommes qui les recherchent avidement ne font que chercher une espèce de maladie. Ils n'obtiennent point une volupté pure, mais un mélange de plaisir et de douleur, dans lequel la douleur même finit souvent par l'emporter. « La colère, la crainte, la tristesse, l'amour, la jalousie, l'envie, sont des douleurs de l'âme mêlées de plaisirs iuexprimables. La colère entraîne quebpiefois le sage mrme à se courroucer *. » Dans ce cas, il cède à un besoin maladif qui sera bientôt suivi du regret. Car le plaisir, ne de la douleur, aboutit souvent à la douleur. Il est si peu le Bien, qu'il esl d'aulaut plus nuisible qu'il a plus de force. Ne sont-ce pas les voluptés les plus ardentes qui énervent le corps et jettent l'Iionune dans un état de stupeur et de fureur très voisin de la fobe '?
Ces plaisir.s qui ne sont que des remèdes à la douleur (#,5ovïl b.TpEÎai) , offrent en eux un niidange de contraîi'es qu'on ne peut attribuer à l'Idée une du bien. Le vrai bien et le vrai mal ont un caractère absolu : ils sont ou ne sont
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