Voy., en particulier, Réji., VI, S06, sqq
L'IDÉE Dtr BIEN SUPÉHIEUHE A L'ESSENCE Hl
ie Pri^mier fiijipias, il rejetle la subonlina[ion du bien au he.aa : ce serait, dil-il. niiHtre i'atlrikil au-dessus ihi prinripe, l'elTel au-dessus de lu cause, le fils a« -dessus flu père. Le véritable père des Idées, c'est le Bien : les autres Idées ne sont que des aspects plus ou moins incomplets de cette Idée suprAme.
n y a dans toute In philosophie de Platon un souffle religieux et moral qui le fait s'indigner à la pensée d'al- Iribuer au Bleu un rang inférieur. Quoi ! le Bien aurait quelque iihose au-dessus de lui! le Parfait, l'Absolu, ne sérail pas le premier pi'incipe ; il aurait sa raison en dehora de liii-m<îme, comme si la perfection n'élait pas la raison d'ôtre, comme si elle n'enveloppait pas nécessairement la réalité! Pourquoi l'imparfait serail-il el le parfait ne serail-il pus? et quelle raison d'existence peul-on trouver à l'êlre parfait, si ce n'est sa perfection même?
Ne disons donc plus que le principe des choses et des Idées est un être bon, mais qu'il est le Bien, principe de l'essence et identique lui-mflme à l'fllre absolu. Nous ne dirons même pas ; V Unité bonne, mais : le Bien un. Cor le Bien est véritablement la substance, cl l'unité n'en est qtie l'attribut inséparable.