‹ La philosophie de PlatonChapitre 60 sur 260 · Id · texte numérisé non relu

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[jlnlioi) itu plus exeelletil de tout /e,i êtres V • Es>t-ce iloiic iinp alislriictioir viilo, un nf)n-Alr<?, fuiePlnlnii nppdleniit le plu» Iteureux de ious ks Hret? tm jiliilôl n'isl-il pas de h ilornitjre èvidcin'e que le Bicu esl iiuui- lui la plénilude de l'existence, et que l'expression mt^me d'esspuce lui somWc trop étroite pour désigut.T rinliiiie pertcptinn? 11 le dit lui-mi^me : s'il retire ou Bien l'essence, ce n'est pas parce que le Bien esl Bii-dcssoiis d'elle, mais qu'au contraire i) la surposse inlininient en beaulë et en ili|<nité *. Si vous appelez dtres les objets sensibles, si mêiuR vous appelez êtres les formes inlelligibles, alors ce nocQ ii'esl plus sul'Iisant pour le Bien, el Pliilnu Itii-niéme n'eût pas eruint de dire alors que le Bien est au-dessus de l'être. Pris dmis ce sens, en eflel, l'Wre ne s'explique pas et ne se soutient pas lui-même ; il a une raison, el celle raison, c'est le Bien. Pourquoi telle chose existe- t-elleî demandons-nous. Et la seule véritaldo réponse est celleci ; Parce que cela est bien, parée que cela est mieux ainsi qu'autrement ', Suivez ce mouvement de dialectique, el le dernier terme de la pensée, la dernière réponse à la dernière des questions, ce ne sera plu» lelte qualité bonne, tel être bon, mais le Bien lui-m^me.

Platon attache la- plus grande impoj'tance à la distinction qui existe entre être bon el être le liicn '. Le Bien qui ne viendrait que comme l'attribut d'un être (cet être fût-il le premier de tous) ne serait pas lui-même le Bien frincipe, le Bien en soi. Ce ne serait plus qu'un bien accidentellement existant, qui aurait un caractère de dépendance par rapport à un principe autre que le Bien. Or c'est préeisénienl ce caractère de dépendance et de simple attribut pour le Bien que Platon repousse avec le plus grand soin. On se rappelle avec quelle force, dans

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