‹ La philosophie de PlatonChapitre 76 sur 260 · IV, 7tâ, P · texte numérisé non relu

IV, 7tâ, P

«. PKit., 22, c

Ik PHILOSOPHIE DE PLATON

Bion, au puint de vue des créatures ii!iparrait<?s, se fractionne, et, iw pouraol se coniniuniquer dans ^ii Miiil<', il devîenl un niélange de bieng divers, udo chose mixte, ini»(îe de I'Uq'.

L'&me, dans son voyage à la suite de Dieu, contemple la Scienee en soi, non cMle science sujette au ehangemenl..., mai» celle qui se Iruuve dans Y Etre véritable*. L'Idée de la S4.'ience est donc comprise en Dieu. El, d'autre part, le Parmènide nous apprend ijue la science en soi a pour oliji'l les Idées qu'elle renferme. Les Idées deviennei)l ainsi des pensées divines.

C'esl donc Dimi, et nun l'homme, qui est la mesure de toutes choses '. Par celle forte ex|)rcssion, Plaloii nous fait comprendre l'originalité et la profondeur de sa théorie. C'est la sensation, disait Protagoras, c'est rhoninie, c'est la seip,nc<; humaine qui fonde la vérité et en est la mesure. Mais fîtnder ainsi la vérité, c'est la détruire. Voulez-vous savoir où est son fondement unique, oii est son principe et sa mesure infaillible; c'est dans celui qui est le père de la véi'ité même, et dont l'intelligence est le lieu des Idées ' : c'est eu Dieu.

l.Pius loin se troiire un [lassage amtiigu qtii mérite l'alLention. Aprti! avoir (losi! l'ïnitclerminé, la délormiiitttion ou les Idées, et le i;enre mixte, Plalun dit qu'il faut poser la cause de toutes ces choses, nivTa TaÛT«, Dieu serait donc la cause des Idées et même de la matlÈre, il serait la cause ou raison qui fournit l'e^^seuce, mais celle qui enffendre l'eiamen et l'essence n'a pas du génération. Plus loin, Platon l'appelle seulemecit lu cansi; du mélange.

Page 1