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PnEDVE DIALECTIQUE DE L'EXISTENCE DE DIEU 131
qu'il conlienl toute réalité ea lui bous une forme éminenlu.
• Le faiseur de tragédies, dit plus loin Plelon, est éloigné de trois degrés du iioi et de la vérité (iiti f atrftsiiiî xat àlrfizk^). t Celte expression de Hoi, pour désigner Dieu, s'applicjue aussi au Bien. Nous la i-elrouverous dans les lettres attribuées à Platon et qui, si elles ne sont pas de lui, ne lui ^oul ccrtaiuemeul pas très postérieures. Nous la rcli'ouverous aussi dans Aristote, également appliquée au Dieu et à Dieu.
A ces tûxles si importants on peut ajouter celui du Phèdre : « Les essences qui tout de Dieu un vérilable Dieu, en tant qu'il est avec elles '. »
Dans le lianfjuai, c'est la beauté divine, la Iwaulé de Dieu que ilécrit Diotime; aussi, dit-elle, celui qui s'élève vers l'espèce une, éternelle, immuable du Bien même, devient l'ami de Dieu '. Dans le Thèétèie, la vertu, qui est l'iniilation du bien, est définie la ressemblance nveo Dieu.
Dans le 1V° livre des Lois, Dieu est appelé le prineipe, la tin et le milieu de toutes choses '. Donc il est le Bien, puisque le Bien est lui-même le principe premier et la fin dernière : 'Rv tS ptutiTS) TsAsuTaï-ï ^ toÛ ^yaOcû tSia.
» Ton intelligence n'est pas le Bien, dit Philébu à Socrate. — Oui, la mienne peut-être, Pliilcbe; mais^ poui' l'intelligence véritable, l'inlelligence divine, je ue pense pas qu'il en soit ainsi *. i Socrate donne ici à entendre que l'intelligenco divine est le Bien m<^me; « eepeiidaol, ajoule-l-il, je ne dispute point contre la vie mixte la victoire en faveur de l'intelligence ». C'est qu'il s'agit de la vie humaine el de son idéal, dans lequel entre nécessairement autre chose que la simple intelligence. Ls
i. Phxdr., p. 210.