Loii, X
S. C'cBl ce mot de dien, ainsi ptodigui, qui a fait croire au polytliiiisine de Ptatoii. Mais alors l'âme allii>mË[iie serait un dieu. Ou sait que, dans l'attlii|uitè, ce nom de dieu était un nom cummun dèsignanl les clioses divines, les êtres divins. Dans Platon, ce nom est LantdL commun, tautût propre et pris par excellence : <^ 6tb;, ou 6E<i;. Du même, il y a les chose» belles et le lienu, les ctiosi^s bonnes i>t le bien, les ciiosos divine» ou les dieux, et le dieu ou Dîcn. Dan» son article sur l'œuvre de l'inlon {lievue des Deuj: Hloiiries, 1" j.invier (SfîS), M. de llÈmusat, loul en reeonnaiasant le mouotliéisme platonicien, itjnute i|n' « il ne taoïlrail pas s'étonuer si Platou .ivaït par municnl^ admis l'eKisieoee distincte et snbslantielle des idées étcrnelteâ « (p. fiCi). El M. do Itéiiius^L prouve fort bien qirc les plitlo-îoplics de l'antiquilL-, qni ■• morclinieul et respiraient ilanii nu peuple de dieux», ne pouvaient rêpuj:;ner autant que nous à. un » olympe d'abstractions réalisées ». Platon. Burail pn admettre un pareil olympe, soit; m^is t'a-t-il admis en naliLê! Nonjli^s passages les plus formels et les plua nombreux le prouveût. Nous avons réuni les plus remarquables dans le cbapïtre iv de ce même livre. Lu pliilosopblc de Plalon est tout entière la démonslralion de l'uni lé de l'Etre parfait. Si Platon porte de plusieurs dieux, c'est ijue le moL dieu n'inipliquail pas nécessairement la perfection absolue, mais simplemeut une puissance ijurliuuiaiue ou supra-naturelle. Platon s'est précisément altactié à élever le Dieu en ioi, le Dieu parfait, Dieu, au-dessus des causes et des puissances particulières. Nous verrons, en partant de Parméuide et de Xénopliane, avecquelle rigueur ils ont démontré l'unité divine. Trouve-1-on cbcï les ttiéolot^ieng modernes une démonstration plus forte que la première thèse du Pannénide? M. de Rémusat dit avec beaucoup de raison qu'il faut nous défaire de nos biihîludes cbré-. tiennes en étudiant les anciens; mais il faut aussi nous défaire de non préjugés;, et c'est, ce semble, un préjugé chrétien que d^attribuer aux théologiens la démonitration de l'unité