‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 113 sur 318 · Ibid. ibid., cap. a»¥lii jC · texte numérisé non relu

Ibid. ibid., cap. aȴlii jC

à un corps, et qu'on appelle l'âme. Le corps, qui tombe sous les sens, est la dernière partie de nousmêmes '. »

Ainsi le corps est l'instrument de l'âme, et l'âme est la vie du corps. Car l'âme n'est pas seulement présente à la masse du corps prise dans son ensemble, mais elle est simultanément et tout entière présente à chaque partie du corps ^. De là, dans le corps, une force intérieure, un principe \italincorporeP.

De l'union de l'âme et du corps résulte l'action réciproque de l'âme et du corps, et cette action tend à la vie. L'homme, en aimant cette union, aime la vie*. Le suicide croit faussement qu'il ne sera plus; par sentiment, il désire non pas ne plus être, mais être en repos. La mort lui semble un sommeil ^

L'amour de la vie est commun à l'homme et aux animaux. Il y a effectivement chez l'homme trois vies : une vie séminale , une vie sensible , une vie intellectuelle^. L'homme est, il vit, il comprend'. De la sorti, outre la vie purement végétative que nous partageons avec les plantes, animatio ; nous en possédons une autre qui nous est commune avec les animaux, sensus. Chez l'homme, aussi bien que chez les autres ani-

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