De Libero Arbitrio , lib, 11, cap. m
DE LA NATURE DE l'aME. 191
maux, les fonctions vitales s'exercent sous la direction de 1 ame. L'âme est, suivant Augustin, la source commune d'où découlent tous les phénomènes physiologiques ou non physiologiques. Cependant, en rapportant à l'âme les phénomènes vitaux, il ne lui attribue point la conscience de ces phénomènes ou des organes*, et se contente d'indiquer la faculté nutritive et la faculté motrice.
Cette ressemblance de l'homme avec les animaux n'empêche pas néanmoins que l'homme ne se distingue profondément des autres animaux.
(( Tous les autres animaux sont soumis à l'homme, non point à cause du corps, mais à cause de l'intelligence que nous avons, tandis qu'ils en sont dépourvus. Bien plus, notre corps même est de telle fabrique, qu'il marque que nous sommes supérieurs aux bêtes et ainsi semblables à Dieu^. » « Le corps de l'homme, en effet, est accommodé à une âme raisonnable. Ne considérez point simplement les Unéaments et la figure des membres, mais cette droite stature et ce regard tourné vers les cieux. Par là, le corps contemple ce qui est supérieur dans la région même du monde sensible, de même que l'âme raisonnable doit s'élever à ce qu'il y a de plus excellent dans le monde des esprits, et se détourner des choses de la terre pour s'attacher aux choses d'en haut^. »
A coup sûr, les animaux ne sont pas de simples machines.