‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 120 sur 318 · Yoy. ci-dessus, liv. 1^ chap. i, II. Des Idées · texte numérisé non relu

Yoy. ci-dessus, liv. 1^ chap. i, II. Des Idées

3. De Genesi ad Litteram, lib. XII, cap. xxix. o Ego visorum vel visionum prœter ista tria gênera, aut corpore, aut spiritti, aut mente, risque adJiuc vel nosse vel docere non possitm. Sed quot et quantx singulorum generum sint differeniix, ut in unoquoque aliud alic gradatim superferatur, ignorare me fateor. »

198 CHAPITRE II. — DE LA NATURE DE l'aME.

L'àme est-elle ravie vers ces perceptions par où l'esprit conçoit des images semblables aux corps, c'est déjà un avertissement divin et un secours, pour qu'elle comprenne que ce qu'elle perçoit en esprit ce ne sont pas les corps, mais des images des corps.

Que si, de même qu'elle s'arrache aux sens, afin de considérer ces images des corps que l'esprit seul perçoit, elle s'arrache à ces images mêmes et s'élève à cette région des pures idées ou de l'intelligible, où la vérité se montre éclatante, sans être enveloppée d'images, sans être offusquée par les ténèbres des fausses opinions ; c'est alors que ses facultés entrent dans un plein et facile exercice. Là, en effet, toute son action consiste à aimer ce qu'elle voit, et sa suprême féUcité à posséder ce qu'elle aime. C'est là qu'elle boit la vie heureuse comme dans sa source; c'est de là que lui jaiUissent pour la vie présente quelques gouttes de l'eau salutaire qui la fortifient et la mettent à même de vivre au milieu des tentations du siècle, en pratiquant la tempérance, le courage, la justice et la prudence K >>

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