‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 131 sur 318 · Epistoln CLXVl . liieronymo, cap. vi · texte numérisé non relu

Epistoln CLXVl . liieronymo, cap. vi

DE l'origine de l'ame. 211

tiires, que les âmes ne sont point engendrées par voie de propagation, mais que Dieu les crée à nouveau avec les corps? Qu'on le prouve si on le peut, et on aura dissipé pour l'esprit des doutes d'une extrême conséquence'.

Nous venons de le rappeler. Augustin ne pense pas qu'il soit possible de trouver dans les Livres saints une telle démonstration ; mais il veut à tout le moins que ceux qui soutiennent la théorie des créations successives, et combattent la doctrine de la propagation, prennent à tâche d'éviter les quatre erreurs suivantes. Qu'ils ne croient pas :

i° Que c'est Dieu qui rend les âmes pécheresses par un péché originel qui leur est étranger;

2° Que les enfants morts sans baptême sont capables de parvenir à la vie éternelle et au royaume des cieux, le péché originel se trouvant aboli par un autre moyen quelconque;

S*" Que les âmes ont péché ailleurs avant d'être unies à un corps, et que c'est en punition de cette faute qu'elles ont été enfermées dans une chair pécheresse ;

4** Que les péchés qu'on n'a point rencontrés en elles ont été justement punis, parce qu'ils ont été prévus, alors même qu'il n'a pas été donné à ces âmes d'arriver à la vie, où elles les auraient commis^.

Augustin enseigne-t-il donc que les âmes sont engendrées les unes des autres par voie de propagation?

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