Ennrralio Ui PsahiuDii I.XXVl
tlenve qui s'est formé tout d'uu coup des eaux du ciel, se jette dans la mer et disparaît, n'ayant commencé à paraître que lorsqu'il a été formé des eaux de la pluie , ainsi le genre humain s'amasse à des sources secrètes et s'écoule ; la mort le plonge de nouveau dans des ténèbres impénétrables; c'est dans l'intervalle qu'il fait du bruit, et au moment même où il passe ' . »
Qu'est-ce donc que la mort?
Faut-il dire qu'elle est la fin de tous les maux? « C'est l'opinion d'Épicure et de ceux qui estiment que l'âme est mortelle. Mais telle n'est point la doctrine des philosophes que Cicéron appelle consulaires, à cause du grand état qu'il fait de leur autorité. Ceux-là pensent que lorsqu'arrive pour nous le dernier jour, l'âme n'est point anéantie, mais qu'elle change de demeure, et que suivant ses mérites ou ses démérites, elle subsiste heureuse ou malheureuse. C'est là aussi l'enseignement des lettres sacrées. La mort est donc la fin des maux, mais pour ceux dont la vie a été chaste, pieuse, fidèle, innocente. Ceux, au contraire, qui brûlant du désir des vanités terrestres, se croient heureux ici-bas; trouvent dans la perversité même de leur volonté un principe de malheur, et sont nécessairement destinés non-seulement à subir, mais à sentir, après leur mort, des peines plus graves encore'-. »
Ainsi, la mort n'est point Fanéantissement, mais un passage. C'est ce qu'atteste l'invincible amour de l'être qui se manifeste chez l'homme, que dis-je, chez tous les animaux et même jusque dans les plantes.