Sermn CCXLII . cap. vu, viii
DE LA FIN DE l'a1\1E. 231
il ne sera pas corruptible , il ne nous appesantira pas^ »
Quel ne sera pas , en effet, le changement en mieux que subira alors le corps! Quelle transformation radicale! Certes^ le corps restera corps et ne deviendra poin esprit^. Mais ce ne sera plus le corps accablant de la vie présente. Nos corps seront doués d'une agilité telle qu'ils puissent nous transporter où nous voudrons, quand nous voudrons ^
Et, au lieu de s'en tenir à cette affirmation générale, Augustin ne recule devant aucun des détails qu'implique la question de la vie future ainsi entendue. Il suffit, pour s'en convaincre, de jeter les yeux sur les énonciations suivantes :
Fétus abortivi an résurgent^?
Fétus in utero quando vivere incipiat^l
Monstrosi fétus quo modo resurrecturi^?
Instauratio carnis^ quocunque modo perierit'' .
Superflua quom^odo redihunt ad corpus^?
In statura et effigie eorporis nihil erit indecornm,
Corpora damnatorum qualia résurgent^?
1. DeCivitale Dci, lib. xiv, c. m. Cf. Enarralio in Psahnum LXll, 64