Ibid., ibid
indigne et déplorable qu'elle sache construire harmonieusemeuiuri vers, tirer de la lyre des sons mélodieux, tandis que sa propre \ic, tandis qu'elle-même, qui est l'àme, suit une route abrupte, et, dominée parla passion, retentit du fracas abominable des vices... Qu'elle se compose, qu'elle s'ordonne, qu'elle se rende harmonieuse et belle, et aussitôt elle aura assez de puissance pour contempler Dieu, pour s'élever jusqu'à cette source même d'où s'écoule toute vérité, pour s'unir au père même de la vérité ^ »
11 faut donc que « nous montions les degrés de notre cœur , et que nous chantions le Cantique des Degrés'^. »
Augustin qui comparera la vie de l'espèce avec celle de l'individu, non-seulement dans le développement corporel, mais dans l'évolution spirituelle ^ ; Augustin raaria^k à la division aristotélicienne del'âme la méthode dont Platon se sert pour élever l'âme à li connaissance du beau, distingue sept activités de l'âme, ou sept degrés que l'âme doit franchir.
La puissance de l'âme se développe dans le corps, en elle-même et en Dieu. C'est là ce qui constitue les sept degrés où se manifeste sa grandeur.
Premièrement^ l'âme vivifie de sa présence ce corps terrestre et mortel. Mais cette vie de l'homme lui est commune avec les arbustes.
Secondement, l'âme se sert des sens ; elle fait effort