Ibid.. ibid
la partie la plus excellente de notre être, c'est-à-dire dans notre entendement, par où, autant que nous en sommes capables, nous saisissons la sagesse. C'est pourquoi , ce que nous ne trouvons pas dans ce qu'il y a de meilleur en nous, nous ne devons pas le chercher dans celui qui est bien meilleur que ce qu'il y a de meilleur en nous. Concevons donc, si nous pouvons, et autant que nous pouvons, que Dieu est bon sans qualité, grand sans quantité, créateur sans besoin; le premier, sans avoir de situation ; comprenant toutes choses, sans avoir de manière d'être; partout présent^ sans être dans aucun lieu ; éternel, sans être soumis au temps; faisant, sans subir de changement, les choses muables; n'éprouvant aucune passion. Quiconque pense ainsi de Dieu, encore qu'il ne puisse de tout point découvrir ce qu'est Dieu, prend du moins, autant qu'il est possible, de pieuses précautions pour ne rien concevoir de Dieu qu'il ne soit pas ^ » Et, effectivement, les applications de cette méthode sont certaines.
(( Qui êtes-vous, ô mon Dieu! s'écrie Augustin, Qui êtes-vous, je le demande, sinon le Seigneur Dieu? Trèsgrand, très-bon, très-puissant, tout-puissant, très-miséricordieux et très-juste, très-caché et partout présent, infiniment beau, infiniment fort, toujours le même, incompréhensible, immuable et changeant toutes choses, jamais ancien, jamais nouveau, renouvelant tout ce qui. est, et conduisant à la vieillesse les superbes sans qu'ils le sachent; toujours actif et toujours en repos, recueillant de toutes parts sans avoir besoin de rien ; soutenant,
I , De Trinilair- . lil). V, fjiji. i.