Confessioiiutn lib. 1, Ldp. iv
plus grand, ni plus petite dans le plus petit, ni plus petite dans un seul que dans deux; mais elle est aussi grande dans celui-là que dans celui-ci , aussi grande dans chacun d'eux que dans l'un et l'autre. Car si d'une manière absolue ils sont également sages, ils ne sont pas plus sages tous les deux qu'ils le sont pris séparément, de même que s'ils sont également immortels, ils ne vivent pas plus tous les deux qu'ils vivent pris séparément ^ »
« Eh ! quoi, reprend Augustin, le ciel et la terre vous contiennent donc, ô mon Dieu! puisque vous les rempUssez? Ou s'ils ne vous contiennent pas, il reste donc encore quelque chose de vous, quand vous les avez rempUs? Où répandez-vous ce reste, Seigneur? Mais n'est-il pas plus vrai de dire que vous n'avez besoin d'être contenu par aucune chose, vous qui contenez toutes choses, et que les choses que vous remplissez, vous les remplissez en les contenant en vous-même? Les vases qui sont pleins de vous ne vous tiennent pas en équilibre; s'ils se brisent, vous ne vous échappez point; en vous répandant sur nous, vous ne tombez pas, vous nous relevez; vous ne vous dispersez pas, vous nous recueillez en vous. Mais vous qui remplissez toutes choses, les remphssez-vous toutes de tout votre être? Ou, ne pouvant vous contenir tout entier, prennent-elles seulement une partie de vous, et toutes la même? Ou chacune prend-elle la sienne, les grandes une plus grande, et les petites une moindre? Mais alors il y a donc en vous des parties grandes et petites? Ou bien êtes-vous tout entier