‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 183 sur 318 · De Trinitnle , lib. IV, Proœmium · texte numérisé non relu

De Trinitnle , lib. IV, Proœmium

nel. Et il est dit aussi à l'oreille de mon cœui% que l'attente des choses futures devient une intuition lorsque ces choses arrivent, et que cette intuition se change en mémoire lorsqu'elles sont passées. Or, cette application de l'esprit; qui varie ainsi, est changeante; ce qui change n'est point éternel ; or, notre Dieu est éternel. Je rassemble et je réunis toutes ces vérités, et je trouve que mon Dieu, le Dieu éternel, n'a point créé ce monde par quelque volonté nouvelle, et que sa science ne souffre aucun changement ^ »

« Eh! quoi, une série quelconque de nombres est inviolable, et ne saurait être chan2fée! Ainsi aucune violence ne saurait faire qu'après le nombre un, le nombre qui suit ne soit pas le nombre deux. Cela ne peut en aucune sorte être changé, et Dieu pourrait être considéré par nous comme changeant! L'intégrité des rapports des nombres persiste inviolable, et nous refuserions à Dieu même une pareille inviolabilité '^ ! »

Sans doute, il est difficile de concevoir et d'entendre pleinement ce qu'est la substance d'un Dieu, qui sans aucun changement de son propre être fait des choses changeantes, et sans agir dans le temps crée des êtres qui sont dans le temps. C'est pourquoi, il est nécessaire de purifier notre esprit, afin qu'il puisse voirenune manière ineffable cette ineffable vérité ^

Quatrièmement Dieu se connaît, et nul ne connaît Dieu comme il se connaît lui-même.

« Vous êtes celui qui est. Seigneur, et seul vous savez

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