De Civilale Dei, lib. X, caji. \vi
3. Voy. ci-des6us, liv. I , cliap. ii, lli. De la Fin de l'Ame.
spirituel sera tel que cela même qui a\ait été chair, deviendra esprit ' ?
Certainement nous ne verrons pas Dieu, comme nous voyons maintenant le soleil par les yeux du corps, ni comme nous nous voyons nous-mêmes par le regard intérieur de Tàme, vivre, vouloir , chercher, savoir, ignorer '-. Placé au sein d'une lumière où il n'y a qu'un cœur pur qui puisse avoir accès, comment Dieu tomberait-il sous les prises des sens? La vue de Dieu est comparable à la vue de la vertu ^
Néanmoins, nous l'avons constaté^, c'est avec embarras qu'Augustin aborde ce problème de la vue de Dieu, lequel se posait comme de lui-même, du moment que Ton concevait l'homme de la vie future, âme et corps, aussi bien que Thomme de la vie présente. Cet embarras persiste dans tout le cours des ouvrages de Févêque d"Hippone. En 408, écrivant à Italique S il réfute de nouveau l'opinion qui voudrait que nous vissions Dieu des yeux du corps. (( En effet tout ce qui peut être aperçu des yeux du corps, est nécessairement dans un lieu, et n'y est point partout tout entier, mais en occupe ici un plus petit, là un plus grand espace, suivant la petitesse ou la grandeur de ses parties. Il n'en est pas ainsi du Dieu invisible et incorruptible, qui seul a F immortalité et habite une inaccessible lumière ; qu'aucun homme na vu ni ne peut voir