‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 202 sur 318 · Epistola XI, Sebridio {^SS · texte numérisé non relu

Epistola XI, Sebridio {^SS

Di: LA IRIMTÉ. 309

« Tout ce qui est est autre chose, en tant qu'il est, autre chose en tant qu'il se distingue, autre chose en tant qu'il constitue un ensemble. Toute créature donc, si elle est en quelque manière, si elle diffère beaucoup de ce qui n'est absolument pas, si elle est harmonieuse par la disposition de ses parties, doit avoir aussi une cause trine, une cause qui la fasse être, être ceci ou cela, être en accord avec elle-même. Or, nous disons que la cause de la créature ou son auteur, c'est Dieu. Conséquemment, il faut qu'il y ait une Trinité, audessus de laquelle la droite raison ne peut rien découvrir de plus parfait, de plus intelligent, de plus heureux. C'est pourquoi aussi, lorsqu'on cherche la vérité, il ne peut pas y avoir plus de trois espèces de questions : savoir si elle est; savoir ce qu'elle est; savoir si elle mérite ou non assentiment ^ »

Effectivement, l'image de la Trinité, qui se réfléchit dans la nature, se retrouve dans les questions et les divisions mêmes de la science.

Les sages, remarque Augustin, divisent la philosophie en trois parties : la physique ou science de la nature, la logique ou science de l'entendement, l'éthique ou science des mœurs.

Cette division, d'autre part, correspond aux trois problèmes que l'homme se pose en face de l'univers et de lui-même :

r Quelle est la cause première de tous les êtres qui forment la nature ;

2° Où est la source de la connaissance et de la vérité ;

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