‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 206 sur 318 · De Triniiate, lib. XI , cap. i-ili · texte numérisé non relu

De Triniiate, lib. XI , cap. i-ili

3. Ibid., ibid, cap. v, Cf. S^^nno LU, cap. vu, Anima nosirn ad imaginem Dei fucta.

Di: LA rniMTÉ. 313

lions, qui les réduit à une certaine unité, elle est senoblableà un poids ^

Plus on pénètre dans l'homme intérieur, et plus on y voit éclater Fimage de la Trinité.

« Qui peut comprendre la Trinité toute-puissante? Et cependant, qui n'en parle, si l'on peut dire qu'on en parle sans la comprendre? Je voudrais que les hommes considérassent trois choses en eux-mêmes, trois choses bien différentes sans doute de la Trinité, mais qui peuvent leur servir à juger et à sentir la différence infinie qui les en sépare. Ces trois choses sont : être, connaître, vouloir. Je suis sans doute, je sais et je veux. Je suis sachant et voulant ; je me sais être et vouloir : je veux être et savoir.

Je voudrais leur faire voir dans ces trois choses une vie indivisible, une même vie, une même âme , une même essence; en un mot, distinction sans séparation. Que l'homme rentre en lui-même, qu'il se considère, qu'il examine et qu'il me réponde. Mais, eût-il trouvé et reconnu ces analogies, qu'il ne croie pas cependant avoir compris l'essence de cet être immuable, élevé audessus de toutes choses ; de cet être qui est immuablement, qui sait immuablement, et qui veut immuablement. Et qui pourra dire si Dieu est une Trinité, parce que ces trois choses sont en lui, ou si elles se trouvent toutes trois dans chaque personne? Ou bien est-ce à la fois l'un et l'autre; et dans l'abondante plénitude de son unité. Dieu est-il à la fois simple et multiple d'une manière merveilleuse, dans un cercle sans lin, se divisant toujours,

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