‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 205 sur 318 · I . ])e Civitate Dei, lib. XI , cap. xxv · texte numérisé non relu

I . ])e Civitate Dei, lib. XI , cap. xxv

tous les ouvrages de Dieu, qui approche plus près de sa uature ^ »

En effet, même dans l'homme extérieur se manifeste quelque image de la Trinité, et premièrement, par les choses mêmes qui sont aperçues au dehors. Car l'homme a un corps qui paraît; la forme de ce corps s'imprime ensuite dans le regard de celui qui l'aperçoit; enfin il y a l'effort de la volonté qui réunit l'un et l'autre. Cependant ces trois choses ne sont pas égales entre elles, non plus qu'elles n'appartiennent point à une seule suhstance. Secondement, on peut observer dans l'âme même comme une autre Trinité qui s'y introduit à l'aide des sensations qui lui viennent du dehors, c'est-à-dire trois nouveaux éléments d'une substance unique. Il y a efïectivement l'imagination du corps, laquelle est dans la mémoire ; puis l'information que fournit la mémoire lorsque le regard de l'esprit se tourne vers elle ; et enfin l'effort de la volonté qui unit l'une et l'autre'^. Dans la perception extérieure, la forme du corps est comme le Père ; le Fils est la vision, et la volonté qui unit l'une et l'autre est analogue àTEsprit- Saint^ De même, dans le souvenir de la perception sensible, il y a trois choses : le nombre, le poids, la mesure. Car dans les objets d'où se tirent les perceptions, il y a une certaine mesure ; dans les perceptions ellesmêmes, il y a du nombre. Et quant à la volonté qui unit et qui ordonne les choses perçues et les percep-

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