‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 229 sur 318 · Voy. ci-dessus, I, De la Création · texte numérisé non relu

Voy. ci-dessus, I, De la Création

3. De LiberoArbitrio, lib. 111, cap. xil. Cf. Epislola XCV (4 08), 8.

4. De Doctrina Chrisliana, lib. II, cap. xxi. Superstitio tnathematicorum; cap. xxil. Observatio siderum ad coçjnoscendam vilœ senem vana.

Au-dessus de la matière, vivent les animaux. Doués d'une âme sensitive, mais privés de la vision intellectuelle, ils ne sont capables ni de mérite ni de démérite, et on ne saurait admettre que d'eux à l'homme, non plus que de l'homme à eux, il y ait aucune transmutation *.

Augustin se montre d'ailleurs favorable à la doctrine de la génération spontanée ^. Ajoutons aussi, pour signaler en peu de mots ses pressentiments et ses préjugés en fait de physique, que s'il combat avec sagacité la théorie naturaliste des monstres ^, il a le tort de rejeter les antipodes ^

Enfin, au sommet de la création, apparaissent les hommes, qui tous viennent d'un seul homme; et des créatures plus parfaites encore, qui sont les anges.

Reprenons avec quelque insistance ces détails de la création.

Dieu n'est pas la matière, et la matière n'est pas Dieu. Considérer la matière comme Dieu, c'est là une grossière imagination du Manichéisme qu'Augustin a cent fois réfutée.

Le ciel et la terre ont été faits de rien. « Vous avez fait le ciel et la terre, Seigneur, mais non de votre subs-

1. Voy. ci-dessus : liv. 1, cliap. ii , I, De la Nature de l'Ame, et III, De la Fin de l'Ame.

2. De Civiiate Dei , lib. XV, cap. xxvil. « Sunt alla quippe anivialia, qux de quibusque rébus vel rerum corruptionibus sine conciibitu ita nasciintur, ut postea concumbant et génèrent, ut muscœ. »

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