‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 237 sur 318 · Ibid., lib. VI , cr.p. xiv · texte numérisé non relu

Ibid., lib. VI , cr.p. xiv

été créées dans une certaine contexture d'éléments; puis elles en sortent aux nnoments convenables. Car de même que les mères sont grosses de leurs enfants, de même aussi le monde est gros des causes des choses qui naissent ; toutes choses qui n'ont été créées en lui que par cette essence suprême, où rien ne naît et où rien ne meurt, où rien ne commence et où rien ne finit ^ » liSiciit maires gramdœ sunt fetibus, sic ipse mundus gravidus est causis nascéntiian : quœ iii illo non creantur, nisi ah illa summa essentia^ ubi nec oritw\ nec moritur aliquid^ nec incipit esse, nec desinit'^. »

En d'autres termes, « nous affirmons qu'au commencement des siècles, Dieu a créé tout à la fois toutes choses, les unes dès l'abord pleinement constituées dans leur nature, les autres contenues dans leurs causes. Effectivement, le Tout-Puissant n'a pas seulement fait les choses présentes, mais aussi les choses futures. Il s'est reposé d'avoir fait celles-là, et ensuite, en les administrant et les gouvernant, il a créé aussi l'ordre des temps et des choses temporelles. Il a consommé son ouvrage, afin de donner à tous les genres leur achèvement, et il l'a ébauché pour produire la consommation des siècles; de ce qu'il a consommé vient son repos, et de l'ébauche qu'il développe la perpétuité de son action^. »

Le monde a donc été créé en abrégé et en puissance, comme un fruit dans sa semence.

c( L'univers tout entier a été à l'origine en semence,

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