Epist. cxviii, '( I
listes, les Maximianistes, les Manichéens, et aussi, dans les pays où vous allez, les Ariens, les Eunomiens, les Macédoniens, les Cataphryges, mille sectes turbulentes font entendre leurs menaces discordantes et sacrilèges. Si vous attachez peu de prix à connaître leurs erreurs, que nous importe, à nous, pour la défense de la religion, de rechercher péniblement ce qu'a pensé Anaximène, et de remâcher des matières depuis longtemps oubliées, quand il n'est plus même question des difficultés proposées par certains hérétiques, qui ont voulu se glorifier du nom chrétien ; par exemple, les Marcionites, les Sabelliens et beaucoup d'autres? Qu'il soit nécessaire d'être au courant des objections qu'on élève contre la vérité, d'en savoir à Tavance le fort elle faible, je Taccorde; mais alors c'est des hérétiques, qui s'appellent chrétiens, qu'il convient de s'enquérir, plutôt que d'Anaxagore et de Démocrite '. » Ces paroles peignent au vif l'évêque dans saint Augustin. L'interprétation de l'Écriture sainte, les dogmes, la morale, la discipline ecclésiastique, voilà effectivement, désormais, son unique affaire"^. La philosophie proprement dite, le pur philosophique, lui reste à peine un souvenir, et un souvenir qui l'importune. Ne cherchez plus en lui précisément un philosophe, ni même un philosophe chrétien. Encore une fois, c'est, avant tout, un Père de l'Église. En présence de cette division si nette, si tranchée de