Enarraiio in Psalmum XXXI
380 eu A PITRE IV.
der de près^ on découvre dans ses plus infimes détails tant de beauté, qu'on frémit d'un sentiment inexprimable d'admiration. Aliquanto attentius cogitata ineffabilem incutiitnt admirationis horrorem. Et puisque la nature de l'âme est supérieure à la nature du corps, y a-t-il une plus grande folie que d'imaginer que la divine Providence ne s'occupe en aucune façon de la vie morale des hommes, alors que Ton voit dans leur chair tant de marques éblouissantes de l'industrie divine? Il est vrai que les objets corporels saisissent nos sens, et qu'y donnant aisément attention, nous remarquons l'ordre qui y reluit. Lorsqu'il s'agit, au contraire, de choses qui ne frappent point les yeux , ceux-là les supposent sans ordre, qui estiment un pur néant ce qu'ils ne peuvent voir, ou qui se figurent toutes choses semblables à celles qu'ils ont coutume de voir\ »
Telle est donc l'évidence irrésistible avec laquelle on reconnaît la divine Providence, soit en considérant la nature de Dieu, soit en jetant les yeux sur le monde, qu'on pourrait se dispenser de démontrer la Providence. Cependant, il la faut démontrer et justifier. C'est surtout étabhr quelle est sa nature.
En premier lieu, la Providence est universelle et embrasse tout sous ses lois.
c( Considérez ce Dieu souverain et véritable qui, avec son Yerbe et son Esprit-Saint, ne forme qu'un seul Dieu en trois personnes, ce Dieu unique et tout-puissant, auteur et créateur de toutes les âmes et de tous les corps, source de la félicité pour quiconque met son