‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 245 sur 318 · Confessionum lib. III, cap. xi · texte numérisé non relu

Confessionum lib. III, cap. xi

domination. Comment aussi n'aurait-on pas reconnu le vaincu? Il y avait dans ses plumes hérissées autour du cou , dans ses cris et dans ses mouvements je ne sais quoi de hideux, qui, par cela même, se trouvait conforme aux lois de la nature et avait aussi sa beauté... N'y a-t-il pas là une loi? n'y a-t-il pas là l'empire qui est du au meilleur? n'y a-t-il pas là comme une image delà constance? n'y a-t-il pas là comme un reflet de la véritable et pure beauté ? n'y a-t-il pas là de la mesure ^ ? »

S'il en est ainsi du monde physique, comment n'en serait-il pas de même du monde moral? La loi est partout , et la loi fait l'ordre , et l'ordre c'est Dieu même.

« Il y a un ordre qu'il faut observer dans la vie, pour parvenir jusqu'à Dieu ; si nous ne l'observons pas dans la vie, nous ne parviendrons pas jusqu'à Dieu^.»

c( Il y a un ordre , par lequel sont conduites toutes les choses que Dieu a créées. Que dis-je? Dieu luimême n'agit- il point suivant l'ordre? On n'en peut douter^. »

L'ordre, aussi bien, éclate dans l'unité et se résout dans l'unité.

c( Qu'est-ce en effet que la douleur, sinon un sentiment pénible causé par la division ou la corruption?... Tous les êtres qui sont capables de sentir les étreintes de la douleur ou les caresses delà volupté, avouent, par cela

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