Confessioniim lib. VU, cap. xiii
convient ^ )> Comment donc Dieu, qui est Tordre même-, ne saurait-il pas réduire à Tordre le désordre ^ ? N'en doutons pas; Dieu fait bien, même en permettant qu'il y ait des maux. Car il ne le permet qu'en vertu d'un juste jugement, et sans conteste tout ce qui est juste est bon ^
« Quelqu'un dira : Pourquoi la divine miséricorde s'étend-elle aux impies et aux ingrats? Pourquoi ? c'est sans doute parce que celui qui Texerce est celui même qui tous les jours fait lever son soleil sur.les bons et sur les méchants, et pleuvoir sur les justes et sur les injustes [Matth. V, 4o). Car quoique quelques hommes considérant cette bonté se repentent de leur impiété et la détestent, et que d'autres méprisant la douceur et la patience infinie de Dieu, comme parle TApôtre, s'amassent par leur endurcissement et leur impénitence une infinité de maux pour le jour de la vengeance et du juste jugement de Dieu qui rendra à chacun selon ses œuvres {Rom. II, 4, 6); il est toujours vrai de dire que la patience de Dieu invite les méchants à la pénitence, comme ses châtiments exercent les bons à la patience, et que sa miséricorde conserve et protège les bons, comme sa justice punit et châtie les méchants. La divine Providence en effet a trouvé à propos de préparer aux bons pour le siècle à venir des biens dont les méchants ne jouiront point, et aux méchants des maux dont les bons ne seront point tourmentés. Mais pour les •