Ibid., ibid.f cap. vm
m: la LicKRii': i:t du mal. 4liJ
Ainsi, ce la volonté a été créée bonne, mais muable, parce qu'elle a été tirée du néant : c'est pourquoi, elle peut se détourner du bien et du mal ; mais elle n'a besoin pour le mal que de son libre arbitre et ne saurait faire le bien sans le secours de la grâce '. »
a Dieu effectivement a donné le libre arbitre à la nature intelligente, à condition que si elle venait à abandonner Dieu, source de sa béatitude , elle tomberait aussitôt dans la plus profonde misère... Sans doute, le mal n'eût jamais été, si la nature muable, quoique bonne et créée parle Dieu suprême et immuablement bon qui a fait bonnes toutes ses œuvres, ne s'était ellemême rendue mauvaise par le péché '^. Mais il est conforme à la divine justice, que qui a perdu volontairement ce qu'il a dû aimer, perde avec douleur ce qu'il a aimé, sans que le créateur des natures cesse d'être loué en tous lieux. Car la nature est encore bonne qui gémit sur un bien perdu ; si en effet il n'était resté rien de bon dans la nature, il n'y aurait dans la peine aucune douleur du bien perdu ^ »
Le mal vient donc du libre arbitre. Rien n'oblige l'âme à obéir à la passion que l'impulsion même de la volonté. De là le mal.
Il y a en effet deux libertés. La première consiste à se déterminer. C'est là une liberté supérieure. La seconde consiste à choisir entre le bien et le mal. Et telle est la liberté de l'homme et surtout de l'homme déchu.
Selon Julien, le libre arbitre ne serait que le pouvoir de