‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 273 sur 318 · De Genesi ad Litleramy lib. XI, cap. xiii · texte numérisé non relu

De Genesi ad Litleramy lib. XI, cap. xiii

iLire. Et partout où il y a eu corruption, il y a eu un bien \ »

a Dieu, en effet, auteur des natures et non des vices, a créé riiomiiie pur ; mais l'iiomme, corrompu par sa volonté propre et justement condamné, a engendré des enfants corrompus et condamnés comme lui. Nous étions véritablement tous en lui, alors que nous étions tous cet homme qui tomba dans le péché par la femme tirée de lui avant le péché. Nous n'avions pas encore reçu à la vérité notre essence individuelle, mais le germe d'oi^i nous devions sortir était déjà, et comme il était déjà, et comme il était corrompu par le péché, chargé des liens de la mort et frappé d'une juste condamnation, Thomme ne pouvait pas, naissant de l'homme, naître d'une autre condition que lui. Toute cette suite de misères auxquelles nous sommes sujets ne vient donc que du mauvais usage du libre arbitre, et elle nous conduit jusqu'à la seconde mort qui ne doit jamais finir, si la grâce de Dieu ne nous en préserve ^. »

Et, c( que personne ne cherche une cause efficiente de la mauvaise volonté. Cette cause n'est point positive, efficiente, mais négative, déficiente, parce que la mauvaise volonté n'est point une action, mais un défaut d'action ^ » «Quand d'ailleurs une de ces natures corrompues par abus de libre arbitre est punie ; outre ce qu'elle renferme de bien, en tant que nature, il y a encore en elle cela de bien, qu'elle n'est pas impunie ^ »

Page 1