‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 284 sur 318 · De Dnnbus Animabus, etc., cap. xif · texte numérisé non relu

De Dnnbus Animabus, etc., cap. xif

G. Voy. ci-dessus, liv. I, chap. iv, lil. De la Providence.

quand elles sont bien distribuées, ainsi l'univers est beau, même a\ec les pécheurs, quoique ceux-ci, pris en eux-mêmes, soient laids et difformes K »

Cependant, qui peut rendre la volonté mauvaise? Créée par Dieu, mais non point engendrée de Dieu, puisqu'elle a été, au contraire, faite de rien, l'âme, par cela même, est sujette à la corruption ^. Elle se corrompt par la concupiscence. « Tant que la volonté, qui est ellemême une sorte de bien mitoyen, s'attache au bien commun et immuable qui est Dieu, elle obtient les premiers et les grands biens de l'homme. Mais quand la volonté se détourne de ce bien immuable et commun, pour se délecter en elle-même, ou se porter soit vers les biens extérieurs, soit vers les biens intérieurs, elle pèche ^ » « Que l'homme s'oublie lui-même dans l'élan de son amour pour le Dieu immuable, ou qu'il se méprise profondément lui-même en comparaison de Dieu , et il devient d'autant meilleur. Mais que s'il se plaît à soi-même, si dans sa perversité il veut imiter Dieu et jouir de sa propre puissance, il devient d'autant plus infime qu'il désire être plusgrand^ » Or, «il n'y a rien qui livre l'homme à la concupiscence, que sa volonté propre et son hbre arbitre K » Car «c'est une loi éternelle , inviolable, que dans la volonté consiste le mérite; dans la félicité et la misère la récompense et le supplice ^. »

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