‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 283 sur 318 · lib. m. cap. i\; De Or(U)ic, lib. 1, oap. vu · texte numérisé non relu

lib. m. cap. i\; De Or(U)ic, lib. 1, oap. vu

DE LA LlBEinÉ ET DU MAL. 429

une volonté libre, que celle qui ne pèche points parce qu'elle est destituée de libre vouloir*. c( Est-il besoin d'ajouter que ce n'est point pour pécher, que Dieu a

donné à l'homme la hberté? Supprimez la volonté,

il n'y a plus ni bonne, ni mauvaise action. Conséquemment, la peine est injuste et la récompense devient un non-sens, si l'homme n'a point une volonté hbre... Dieu donc a dû donner à l'homme une volonté libre. Mais s'il est certain qu'il la lui a donnée, il nous faut avouer qu'en quelque façon qu'elle lui ait été donnée, il ne se peut ni qu'elle ne lui ait pas été donnée, ni qu'elle lui ait été donnée autrement qu'elle lui a été donnée^. »

(( L'unique cause des biens, c'est la bonté de Dieu ; l'unique cause des maux, c'est la volonté déficiente d'un bien muable ^. » La volonté pèche, lorsqu'elle se détourne du bien immuable. Or, « s'éloigner de Dieu ne serait pas un vice, s'il n'était naturel d'être avec Dieu. C'est pourquoi, la mauvaise volonté même est une grande preuve de la bonté de la nature^. On trouve encore une preuve que les âmes ne sont pas naturellement mauvaises, dans l'utilité même qu'il y a pour elles à se repentir '\ »

D'ailleurs, nous l'avons observé^, « la mauvaise volonté, pour s'écarter de l'ordre, ne se soustrait pas aux lois de la justice de Dieu, qui dispose bien de toutes choses. De même qu'un tableau plaît avec ses ombres,

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