‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 289 sur 318 · De Genesi ad Liileram, lib. XI, cap. ix · texte numérisé non relu

De Genesi ad Liileram, lib. XI, cap. ix

3. DeCivilate Dci, lib. XXII, cap. ii. Voy. ci-dessus, liv. I, cli. iv. m. De la Providence»

448 CHAPITBE V.

c( Dieu, d'ailleurs, a fait les méchants de telle sorte, que quelle que puisse être la culpabilité de leur choix, ils eussent dans leurs actions mêmes de quoi louer Faction de leur Créateur. C'est d'eux-mêmes qu'ils ont une volonté mauvaise, et c'est de Dieu qu'ils reçoivent et une nature bonne et une juste peine. Ils sont euxmêmes mis en la place qui leur appartient, et ils deviennent pour les autres une excitation de zèle et un exemple redoutable \ »

Il y a plus. c( Dieu ordonne à tous les hommes de ne commettre aucun péché, quoiqu'il sache à l'avance que personne ne remplira ce précepte. Mais il veut que ceux qui auront méprisé d'une manière impie et coupable ses commandements, soient frappés d'une juste condamnation ; et pour ceux, au contraire, qui se seront conformés à ses préceptes avec obéissance et piété, quoiqu'ils ne les aient pas de tout point observés, il leur pardonnera comme ils auront eux-mêmes pardonné et fera pour leur complet amendement ce qui est bon ^. »

Sans doute encore : a Dieu pourrait, puisqu'il est tout-puissant, changer en bien la volonté des méchants. Il le pourrait pleinement. Pourquoi donc ne l'a-t-il pas fait? Parce qu'il ne l'a pas voulu. Pourquoi ne l'a-t-il pas voulu? C'est ce qui est son secret. Nous ne devons pas, en effet, pousser nos recherches plus loin qu'il ne convient de les porter. Certes, ce n'est pas un petit bien que la créature raisonnable, même celle que l'exemple

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