‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 3 sur 318 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Saint Augustin n'eût-il laissé que les Confessions et la Cité de Dieu^ qu'on s'expliquerait aisément la sympathie respectueuse qui environne sa mémoire. Comment, en effet, ne point admirer dans la Cité de Dieu le vol du génie , et dans les Confessions^ ce qui vaut mieux encore, les effusions d'une grande âme? Il le faut même avouer, ce sont ces peintures enflammées de la passion, ces ardeurs de repentir, ces élans vers les choses du ciel, qui ont rendu le nom de l'évêque d'Hippone populaire. Il n'y a pas un cœur, quelle que soit sa médiocrité native, qui ne se reconnaisse dans les tressaillements, les orages, les transports sacrés du cœur d'Augustin. De là le prestige, vainqueur des siècles, qui s'attache à cette noble figure.

Cependant, qui l'ignore? L'illustre fils de Monique a été, par-dessus tout, un directeur des âmes, un définiteur du dogme, un défenseur de

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