‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 42 sur 318 · De Musjcn, lib. V, cap. v · texte numérisé non relu

De Musjcn, lib. V, cap. v

DE LA ririLOSOPlIIE EN GÉNÉHAL. 79

court, ces souillures de l'âme consistent dans l'amour de tout ce qui n'est pas l'âme et Dieu. Plus une âme est purifiée de ces souillures, et plus elle contemple facilement le vrai. Or vouloir voirie vrai, afin de purifier sou âme, quand il faut qu'elle soit purifiée pour qu'elle voie le vrai, c'est assurément un contre-sens et une contradiction ^ » Si l'intelligence est le fruit de la raison, « l'intelligence est surtout la récompense de la foi. » Qu'on ne cherche donc pas à comprendre afin de croire; mais que Ton croie afin de comprendre, a//?tellectusmerces est fidei. Ergo noli quœrere inteJligere ut credas ; sed crede ut intelligas'^ »

L'autorité et l'autorité divine exige la foi. Mais croire ce n'est point être crédule ^ Croire, ce n'est pas davantage se laisser imposer par l'opinion. L'intelligence est le fruit de la raison, la croyance le fruit de l'autorité, l'opinion le fruit de l'erreur. Toute inteiligenee est en même temps croyance et croyance aussi toute opinion ; mais toute croyance n'est pas intelligence; et là, où il y

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