‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 51 sur 318 · De Ordine, lil). II, cap. xvi · texte numérisé non relu

De Ordine, lil). II, cap. xvi

Nous l'avons observé '. Tous les problèmes de la philusophie se sont ramenés pour Augustin à deux problèmes, celui de la certitude et celui du souverain bien, de la vérité et de la vie heureuse.

Comment, en effet, être heureux hors du vrai?Etne serait-il point contradictoire qu'on estimât posséder le souverain bien tandis qu'on se trouverait en proie au doute? Ni les enchantements de la jeunesse, ni les voluptés, ni les rêves de l'ambition, ni les triomphes de l'éloquence n'ont pu rassasier ou distraire le cœur d'Augustin, parce qu'en dépit de ses recherches son intelligence languissait dans des ténèbres insupportables. Mais du jour où il lui est arrivé de lire VHortensius^ tous les sentiments de son âme ont été changés^. Ce qui, à partir de ce moment, « l'excite, ce qui l'enflamme, la passion qui le dévore en quelque sorte, ce n'est pas le désir de s'attacher à une secte quelconque, mais d'aimer, de poursuivre, d'embrasser la sagesse elle-même, quelle qu'elle soit^. »

En vain des hommes superbes et insensés , trèscharnels et grands parleurs, font-ils retentir à ses oreilles le mot de vérité. « Ils disaient toujours vérité^

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