‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 55 sur 318 · De Vera Reliyioiie, cap. xx\ix · texte numérisé non relu

De Vera Reliyioiie, cap. xx\ix

'>. Coiilra AcademicOi, lib. Jll, lap. xvi.

savoir ^ )> Par conséquent « apprenons a ignorer; ce n'est point on effet en ignorant les œnvres cachées de Dieu que l'on pèche, mais en soutenant témérairement l'erreur au lieu de la vérité^.)) Suspendre son jugement, ce n'est pas nier la vérité ; c'est une fois de plus la reconnaître.

Ainsi il y a pour l'esprit humain une certitude. C'est à coup sur que des principes se tirent les conséquences, et le sage qui poursuit la sagesse, n'est sage que parce qu'il affirme la sagesse et non pas simplement l'opinion.

(( La dialectique m'a appris, conclut Augustin, que si dans une série de propositions qui s'enchaînent je prends la première, elle entraîne nécessairement après soi toutes celles qui suivent ^ )) Et encore : « J'estime que pour le sage la sagesse est certaine, c'est-à-dire que le sage perçoit la sagesse. C'est pourquoi le sage ne s'arrête point à l'opinion, lorsqu'il donne son assentiment à la sagesse ; car il adhère précisément à la vérité, sans la perception de laquelle il ne serait pas sage ^. »

Or, où placer le fondement de la certitude? Ce ne sera ni à la tradition, ni au consentement universel, ni à l'expérience sensible qu'Augustin en demandera la base inébranlable. Descendant au plus profond de l'âme, c'est dans le sentiment de la vie, la conscience de son être et de ses manières d'être, dans le fait de la pensée, qu'il découvre, environné d'une irrésistible lumière, le fait de la certitude.

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