De Ordinc , lib. II, cap. xi
'1. Dp Libero Arbiirin. lih. 11. oap. \vi.
Et il cil est de la sagesse, de la justice, de la morale, comme de la beauté. Le nombre en constitue l'essence.
C'est ainsi qu'au début de ses recherches et parmi toutes les hésitations qui le troublent, Augustin ne laisse pas de remarquer que l'unité est un bien et le manque d'unité un mal. En conséquence, il appelle monade le bien et dyade le mal.
« Comme je trouvais dans la vertu une certaine paix que j'aimais, dans le vice une sorte de discorde que je haïssais, je remarquais dans l'une de l'unité et dansl'autre de la division. Et cette unité me paraissait le principe de l'âme raisonnable et l'essence même de la vérité et du souverain bien. Au contraire, dans cette division, je plaçais le principe de la vie dénuée de raison et je ne sais quelle substance ou nature du souverain mal, qui nonseulement était une substance, mais même une véritable vie, quoiqu'elle ne procédât pas de vous. Seigneur, d'où tout vient ^ et j'appelais l'une monade^ comme une âme sans sexe, et l'autre dyade ^ qui devenait la colère dans les crimes et la volupté dans les actions honteuses ^ »
Sans doute Augustin finira par chasser de son imagination les hallucinations du Manichéisme. Mais il ne répudiera point pour cela les rapports qu'il a tout d'abord affirmés entre les nombres et la morale.
« La continence, écrira-t-il excellemment, nous rattache et nous réunit cà l'unité, de laquelle nous nous échappons toujours pour nous disperser dans les multitudes '^. »