‹ La philosophie de Saint AugustinChapitre 83 sur 318 · De Libero Arbiirio, iib. 11, cap. viii · texte numérisé non relu

De Libero Arbiirio, iib. 11, cap. viii

nombre trois est parfait, parce qu'il se compose d'un commencement, d'un milieu et d'une fin , et que ce commencement et ce milieu égalent la fm. Un est le commencement, deux est le milieu, trois est la fin *. Six et neuf sont encore des nombres parfaits, parce qu'ils se composent l'un de deux, l'autre de trois fois trois. Le nombre six a, de plus, une propriété particulière : car il y a trois quotients, le sixième, la moitié, le tiers, et ces trois quotients, un, deux, trois, égalent six ^. On peut dire également beaucoup de choses de la perfection du nombre sept. Trois en effet est le premier nombre tout impair, et quatre le premier tout pair, et ces deux nombres pris ensemble font celui de sept ^.

Cette perfection relative des nombres tient à la signification mystique des nombres. Par exemple, le nombre de quatre fois dix renferme la connaissance de toutes les choses soumises au temps, attendu que par le nombre quatre se termine le cours des jours et des années. Les journées sont composées d'heures , qui donnent à chaque jour la division du matin, du midi, du soir et de la nuit. L'année a aussi sa division , le printemps, l'été, l'automne et l'hiver. Le nombre dix renferme la connaissance du Créateur et de la créature. Par le nombre trois, la Trinité est représentée et le nombre sept marque la créature, à cause de son âme et de son corps ; dans l'âme , il y a effectivement trois différentes actions, et le corps se compose de quatre élé-

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