‹ La philosophie de saint Thomas d'AquinChapitre 65 sur 125 · II · texte numérisé non relu

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Somme contre les Gentils. L'Ange de TEcole ne s'est pas exprimé avec plus de force touchant la distinction des vérités naturelles et des vérités suruaturelles, la portée de la raison dans la connaissance des premières, et son accord certain avec la foi.

Mais, ailleurs ^ Savonarole s'élève contre l'antiquité, Arislote, les scholastiques et la philosophie en général. 11 déprécie les études profanes dont il s'était nourri, et il donne au peuple le conseil de prendre la foi simplement et de croire de même *. Ainsi, au. livre de ses Révélations^ il raconte qu*étant sur le point d'aller visiter le paradis, plusieurs iemmes s'étaient oil'ertes pour l'accompa^iiier et lui servir de guides. Les premières étaient la Philosopbie et la Rhétorique y l'une, qui se recommandait par son éloquence, et l'autre, par sa haute science. Mais il leur répondit qu'elles étaient incapables de nous faire connaître Dieu, ayant les sens pour origine et les choses sensihles pour limites. La foi, qui est le flambeau des saints, peut seule nous élever à des notions parfaites. Aussi Savonarole refuse de se laisser conduire par la Philosophie et la Rhétorique; il prend pour compagnes la Foi, la Simplicité, la

1. < Ne votMu (uis que lorsque tu veux attirer la Foi sur le terrain de Ja philosophie et de la logique, tu l'abaisses et tu Tavilia? Prends la foi simplement et croia de m6me... . 1 30* Fni* top, Amo$, , S mars ikW, passage cité par M. Perrens, t. If, p. 108.

2. Compendiwn Aevefaltdfiuni publié d'abord en italien, en 1495, et en latin Tannée saivanle. Cf. Sbripl. Ont. Pr«dic., 1. 1, p. 890; Perrena, t. II, p. 167.

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