DEPUIS LA FIN DU XV SIÈCLE. 2W
Prière, et pour vêtements réloqaence des saintes Écritures.
Ces saillies mystiques sont un des traits de la physionomie de Savonarole comme philosophe. Mais il ne faut pas en exagérer la portée, et on doit faire ici la part des entraînements de Toratcur populaire, s'adressant à la multitude assemblée. Pour le fond de la pensée, le moine florentin reste en général fidèle à saiut ihomas. Sur toutes les questions foodameutalesy Fexistence et les perfections divines, la nature et les facultés de Tàme, Torigine des connaissances, la ûn dernière de T homme, il ne s^écarte pas des opinions adoptées par l'Ange de l'École* S'il est une matière semée d'écueils où il fut exposé à échouer, c'est assurément celle île la grâce; et, en effet, il a été si près de sacrifier le libre arbitre que ses adversaires Tout accusé de ne pas le reconnaître, et que cette imputation a figuré parmi les chefs d'hérésie qui lui étaient reprochés ^ Cependant, même' dans cette partie» il a maintenu sa doctrine à Tabri de Terreur, et ses apologistes ont fait remarquer justement qu'elle n'avait pas été censurée par rËglise.
Mai6 c'est en politique surtout que Savonarule a
1. « La causa e principio d'ogni nostro bene e merito è Oio, » telle est la première propodUon sur laquelle reposait l'imputatioo d'hérésie élevée oonire Savonarole. Voy. Di'scerso sopra la ^irma t le open del Siwonafohf fatto a Borna tùtio il pontifieato di papa Paoh IV, da fra PamlinQ Bmiordini da Luea, dd mtdmmo ordt'fie, 1S5S. Cf. PerreaSp 1. 1, p. 395.