DEPUIS LA. FIN DU XV SIÈCLE. S
Toutes les choses où nous voyons quelque gouvirnement sont soumises à Tautorité d'un seul. Les abeilles obéissent à leur roi« les puissances de Tâme à la raison, les membres du corps au cœur, etc. Le pouvoir d'iin seul dans les choses iiumaines est donc, de sa nature, le meilleur de tous. Mais cette forme de gouyernement devient la plus détestable lors*qu'elle dégénère en tyrannie. La pire des calamités pour un peuple c'est un tyran. Nous avons entendu TAnge de TÉcole tracer, après Aristote, Teffirayante peinture des mœurs de la tyrannie' : le môme souffle de haine et de colère animait la plume du moine florentin, lorsqu'il écrivait la page suivante : « Tyran est le nom d'un homme de iiiauvaise vie, du plus détestable des hommes , de celui-là surtout qui, étant simple citoyen» veut régner par la violence et Uburpci la. tyrannie. 11 est plein d'orgueil; car il cherche à s'élever au-dessus de ses égaux, au-dessus même de ceux qui valent mieux que lut et à qui il devrait obéir. Il est envieux; la gloire des autres hommes, et surtout celle de ses concitoyens, Tattriste. Il ne peut supporter qu^on adresse des éloges à tout autre qu'à lui, et s'il lui faut subir cette humiliation, il dissimule avec peine la rage qu'il a dans le cœur. Il se réjouit de l'ignominie de ses semblables; il voudrait les voir abîmés tous dans la honte pour de« meurer seul glorieux». Rien ne lui coûte pour se