Ibid., t. II, p
k. ibtd.f l. il, p. 14 et 8uiv.
SiM) LE TBOmSME
d*Art8tote. Il y fait preuve d*uDe profonde connais*
sance des controverses scholastiques qu'il résume en peu de mots, à propos de chaque queetiouy sans orner beaucoup la matière, mais sans ajouter à son aridité par des distinctions trop multipliées et par des développements intempestifs* La sobriété de son style et de son exposition^ comme le fond de ses opinions, rapprochent (^ajétaii du maître qu'il avait pris pour modèle et dont il a contribué plus que tout autre à illustrer la doctrine.
En Espagne, où la séve féconde qui, trois siècles auparavant, avait produit la philosophie scholastique, était alors moins épuisée que dans les autres pays de l'Europe, les Doininlcains mêlaient a 1 interprétation des ouvrages de saïul Thomas quelques œuvres originales^ dernier reflet de la science et du génie philosophique de la société. François Vittoria, qui avait étudie dans sa jeunesse aux écoles de Paris, commence à régénérer renseignement de la théologie dans r université de Salamanque, en adoptant une méthode d exposition plus large qui s'appuie sur la connaissance de Thistoire ecclésiastique et des saints Pères Nouveau Socrate, ainsi que l'appelait un de ses panégyristes, il n'a rien écrit, ni voulu publier; mais ses leçons orales étaient avidement recueillies, et, après sa mort, on en a imprimé la partie qui se rapporte à la morale et au droit canonique et civil *•