‹ La philosophie de Schopenhauer (volume 2)Chapitre 15 sur 97 · THÉORIE DE LA CONNAISSANCB · texte numérisé non relu

THÉORIE DE LA CONNAISSANCB

« Le monde est ma représentation. » C'est là une vérité valable pour tout être vivant et connaissant; bien que l'homme seul puisse en avoir la conscience réiléchie et abstraite. Dès qu'il commence à philosopher, il voit clairement et certainement qu'il ne connaît ni le soleil ni la terre ; mais qu'il y a toujours un œil qui voit le soleil, une main qui sent la terre ; en un mot que le monde qui l'entoure n'existe que comme représentation, c'est-àdire par rapport à une autre chose, le sujet percevant, qui est lui-même. Nulle vérité n'est aussi sûre ni aussi indépendante de toute autre, nulle n'a moins besoin de preuves que celle-ci : Tout ce qui existe pour la connaissance, c'est-à-dire le monde entier, n'est objet que par rapport à un sujet, perception que par rapport à quelque chose qui perçoit, en un mot, représentation. Cela est vrai du présent, comme du passé, comme de l'avenir, de ce qui est prfNc; r-nmmo de co (lui est loin : car cela est vrai

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