Vcher den Willen in der Natur. Frankfurt a M. 183C
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quant à diverses questions de physique et de sciences naturelles. Il y passe en revue la physiologie, la pathologie, Fanatomie comparée, la physiologie végétale, Tastronomie physique, le magnétisme animal et la magie, la linguistique, s'attachant à montrer partout le rôle que la volonté joue dans ces phénomènes. Il s'emporte beaucoup dans la conclusion contre la philosophie des Universités, « cette ancilla theologiœ^ cette mauvaise doublure de la scholastique dont le plus haut critérium de la vérité philosophique est le catéchisme du pays ».
Ce fut en 1839 que le nom de Schopenhauer fut enfin connu du public d'une façon tout à fait inattendue. La Société royale des sciences de Norvège ayant mis au concours la question de la liberté, le mémoire de Schopenhauer sur la Liberté de la volonté fut couronné et l'auteur fut nommé membre de cette Académie. L'année suivante, il présenta à la Société royale des sciences de Copenhague un autre mémoire « sur le fondement de la Morale » qu'il place dans la sympathie. Le mémoire ne fut pas couronné. L'Académie fut blessée des injures que Schopenhauer prodiguait à Fichte et à Hegel ; elle lui reprochait en outre : quod scriptor in sympathia fundamentum ethices eonstituere conatuz est, neque ipsa disserendi forma nohis satisfecit, ncque satis hoc fundamentum sufficere eoicit. Schopenhauer publia plus tard ces deux mémoires sous un titre commun : Les deux Problèmes fondamentaux de la morale *^.
C'était un succès modeste, et cependant le commencement de sa gloire date de là. Il fut loué, critiqué, discuté. Ses premiers ouvrages, après plus de vingt ans d'attente, sont réédités. Il compte enfin quelques disciples dévoués comme Frauenstaedt et Lindner. « I] excite incessamment l'ardeur de leur zèle, il les encou* rage et les caresse, appelant celui-ci son cher apôtre»
t. Die beiden Grund problème der Ethih. Frankfurt a M., 184t-
l'homme et ses écrits 9
celuî-là son archi-évangéliste, un troisième son doetor indefatigabilis. Mais viennent-ils d'aventure à forligner, dérogent-ils tant soit peu à la rigueur de la doctrine, il les tance aussitôt sévèrement. La moindre mention de son nom dans un livre, Tadhésion de quelque inconnu, le plus chétif article sont des événements que Ton commente en détail *. »
La philosophie de Hegel baissait de jour en jour. La doctrine, puissante à la mort du maître (1832) et mêlée à toutes les questions politiques, religieuses, sociales» esthétiques, s'affaiblissait par ses discordes intestines» Elle s'était scindée dès 1840, en centre, droite et gauche. L'extrême gauche qui se forma plus tard et eut pour principaux représentants Feuerbach, Bruno Bauer, Max Stirner, arriva au pouvoir en 1848. Elle professait les opinions les plus radicales en philosophie et en politique et elle les soutint au parlement de Francfort. On sait comment finit ce mouvement national et quelle réaction l'a suivi. L'influence sociale de l'hégélianismo périt du coup et laissa la place libre à une autre métaphysique et ce fut Schopenhauer qui en profita.
Mais il souffrit beaucoup des agitations politiques dont Francfort fut le théâtre pendant les années 184S^ et 1849 : partisan de l'ordre à, tout prix et préoccuptli avant tout de n'être pas troublé dans ses paisibles spéculations, il applaudit aux répressions sanglantes, notamment à celle du 17 septembre 1848; et il a légué toute sa fortune « à la caisse de secours fondée à Berlin en faveur de ceux qui en 1848 et 1849 avaient défendu l'ordre et de leurs orphelins. »
L'orage passé, il publia son dernier ouvrage : Parerga und Paralipomena^^ recueil de fragments, d'esquisses et d'essais dont quelques-uns n'ont qu'un rapport assez indirect avec sa philosophie. Ce livre, curieux comme