‹ La philosophie de SchopenhauerChapitre 23 sur 56 · To feel me in the solitude of Kings · texte numérisé non relu

To feel me in the solitude of Kings

Without the po^nrer that makes them bear a crown. (Proph, of Dante, c. L)

jouer une valse, pour la danser ensuite. » La vraie méthode ne fait qu'un avec l'objet de sa recherche; les deux sont inséparables, comme la matière et la forme. Cette méthode vivante et en action, où la trouveronsnous ? — Les mathématiques ne nous la donneront pas ; car elles n'ont pour objet que des concepts abstraits, représentés par des signes abstraits, vides de toute intuition immédiate; la métaphysique au contraire n'a pas à s'occuper seulement des formes de l'intuition; mais de leur contenu réel et empirique. — La méthode des sciences naturelles, que Schopenhauer appelle morphologie ou description des formes, serait aussi stérile. A la vérité, elle a un objet réel ; elle saisit des analogies ou des ressemblances ; mais elle ne voit toutes les choses que par le dehors. Comment donc pénétrer par elle dans la nature intime de l'être? — La méthode des sciences physiques, Vétiologie ou recherche des causes, sera— t-elle apte à résoudre l'énigme de la nature? Nullement. Cette méthode doniïe deux choses : des forces et des lois. Elle ne nous apprend rien sur les forces dites naturelles. Quant aux lois, elle les détermine dans l'espace et le temps, sans savoir rien de plus. Ainsi procèdent la physique, la chimie, la physiologie. L'étiologie même la plus parfaite ne serait pour nous qu'une série d'hiéroglyphes, puisqu'elle ne pourrait nous apprendre ni ce qu'est une cause, ni ce qu'est une forco, ni ce qu'est une loi. « Pour employer une comparaison plaisante, mais frappante, l'étiologie complète de la nature mettrait le philosophe dans le même embarras qu'un homme qui serait çntré dans une société, sans savoir comment ; qui verrait chaque membre de cette société, à tour de rôle, lui en présenter un autre, comme un ami ou un cousin, et qui, à chaque présentation nouvelle, aurait toujours ce mot sur les lèvres : comment diable suis-je entré dans cette société ? * »

Page 1