‹ La philosophie de SchopenhauerChapitre 39 sur 56 · LART · texte numérisé non relu

LART

termes métaphysiques: « ridée est Tunité tomlée dans la pluralité conformément aux catégories de l'eapace et du temps ; la notion, au contraire^ est Tunité émanant de la pluralité, par Tefifort de la raison abstraite ; l'une esiVunitas ante rem l'a*uire, Vunitas post rem^, » Or c'est Tintuition qui connaît les idées et la beauté, c'est elle qni fait le génie des artistes , aussi l'art véritable est-il voisin da la vie et de la nature, non sans doute qu'il s'attache à reproduire les particularités individuelles, mais il s'adresse aux forces réelles, à l'essence même des choses, à ces types agissant et toutr-puissants dont l'univers phéno menai n'est que l'ombre et le reflet. Les idées sont en etïet la réalité la plus pure, affranchie des défauts de rintelligence et de la volonté, l'esprit qui les atteint, pénètre donc le secret du monde, en même temps que les mystères de la beauté , il sait que l'existence est une doultiur dont on se console quelques instants par le culte de l'iirt, en attendant le jour de la suprême guérison.

On comprend maintenant en quels termes se résume l'esthétique de Schopenhauer : la beauté, c'est Tidée elle-même. La beauté a des degrés selon que l'idée est un plus haut degré d'objectivation de la voïohté, et l'homme par conséquent est le plus beau des êtres ; quant à la connaissance de la beauté et de l'idée, elle est donnéo à l'intelligence dans une intuition pure. 11 en résulte que l'art peut être regardé comme une interprétât! ou de la vie: il est en effet assez désintéressé pour juger Tunivers au-dessus duquel il s'élève; et, en même temps le privilège de l'intuition esthétique lui confère le pouvoir de déchiffrer l'énigme. Tandis que la science obéit à la fois aux catégories de la représentation et aux besoins

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