‹ La philosophie de SocrateChapitre 47 sur 73 · LES DIVERSES VERTUS. — TEMPÉRANCE ET G0DRÂ6K · texte numérisé non relu

LES DIVERSES VERTUS. — TEMPÉRANCE ET G0DRÂ6K

parce que cette vertu engendrp la liberté et nous rend maîtres de nous-mêmes \

En troisième lieu, nous devons être tempérants parce que cette vertu, née de la science, ou du moins d'un commencement de science, engendre! son tour une science nouvelle et plus sûre, par une merveilleuse réciprocité. L'àme tempérante et libre est intelligente^ parce que sa raison se développe sans obstacle. Pour être dialecticien, il faut être tempérant ; comme pour être tempérant, il faut être dialecticien*.

En quatrième lieu, la tempérance nous rend utiles aux autres hommes. Elle nous permet < de c( bien conduire notre maison, de servir nos amisi c( notre patrie, de soumettre nos ennemis; voilà la « source des plus grands avantages et de la plus « inaltérable volupté '. » Aussi, outre la vraie tililité^ la tempérance produit la vraie joie de Tâme.

En dernier lieu, le plaisir physique lui-même, que la tempérance soumet à la règle du bien, gagne à être réglé : le tempérant éprouve des plaisirs plus doux et plus purs que l'intempérant *.

Donc, à tous les points de vue, la tempérance est meilleure que l'intempérance; meilleure en soi, étant plus divine ; meilleure pour notre âme, meilleure pour notre famille et notre patrie, meilleure

* Mém., IV, V.

* ïhid., IV, V, 10. Cf. I, \h 9.

5 Ihid., IV, V, 10. Cf.I, VI, 9.

* /6id., IV, V, 10. Cf. I, VI, 9, et sqq.

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