De Quantitnte Atiimsr , rap.xiv
DE LA NATURR DE l'aME. 177
toute âme, même celle d'un animal, peut être dite une àme spirituelle ou un esprit. Ce serait même se tromper que de croire que les âmes des insectes sont divisibles, parce que leurs parties séparées ne laissent pas de vivre. Car l'expérience journalière prouve que des âmes nouvelles sont créées ou produites dans les par^ lies disposées pour les recevoir ^ Considérez, dans un mot, le sens qui est comme Tâme du son. Lorsqu'on prononce le mot, le sens ne peut nullement être divisé, tandis que le son peut Têtre, qui en est comme le corps *•
Aussi bien, ceux qui ont affirmé que Tâme est corporelle, se sont-ils laissé abuser par Tambigulté des termes. Si on entend par corporel ce qui subsiste, l'âme est corps; car l^me est une substance. Si on entend, d'un autre côté, par l'incorporel l'immuable, l'âme est corps; car l'âme n'est pas immuable. Mais c'est là un langage équivoque. L'essence du corps consiste à être compris dans l'espace. L'âme qui n'est pas comprise dans l'espace, qui est simple, qui est intelligible, qui est une force, l'âme n'est pas un corps.
« Oui, s'il n'y a de corporel que ce qui occupe quelque espace en longueur, largeur et profondeur, que cela se trouve en repos ou en mouvement, en sorte qu'une moindre partie d'une telle substance occupe une moindre partie de cet espace, et une plus grande une plus grande, et qu'une partie de cette substance soit moindre que le tout, l'âme est incorporelle ; at-