‹ La philosophie de st. AugustinChapitre 114 sur 539 · Epistoln XVIU, CœUitino (d · texte numérisé non relu

Epistoln XVIU, CœUitino (d

DE LÀ NATURE DE l'aME. 185

L'âme qui n*est pas divine, a donc été faite à Timage et ressemblance de Dieu ; autrement sa pensée ne pourrait saisir Timmuable vérité ^ Dieu est sa demeure, sa véritable patrie. Que Tâme, d'ailleurs, n'ait pas la même puissance que celui à la ressemblance de qui elle a été faite, cela n'est point merveilleux. Car ni l'ombre du corps n'a la même puissance que le corps. Aussi, c'est dans les mystères un précepte profondément raison* nable, que celui qui ordonne à quiconque désire se rendre tel qu'il a été créé par Dieu, c'est-à-dire semblable à Dieu, de mépriser toutes les choses corporelles et de renoncer à ce monde tout entier^ qui est corporel. Il n'y a pas, en effet, pour l'âme, d'autre voie de salut, de rénovation, de réconciliation avec son auteur ^.

Mais de ce que la vie de l'âme est autre que la vie du corps, et de ce que l'âme est supérieure au corps, il ne s'ensuit pas que l'on doive mépriser le corps.

fi Le corps, il est vrai, diffère de l'âme par sa nature, mais il n'est point étranger à la nature de l'homme. L'âme, en effet, ne résulte pas du corps, mais l'homme cependant est un composé d'âme et de corps ^. »

Placé à ce point de vue , Augustin réfute directement ceux qui professent que c'est pour des fautes commises ailleurs, que les âmes ont été précipitées dans les corps comme dans des lieux de châtiment, et qu'elles y endurent des peines proportionnées à leur culpabilité^. D'un autre côté , il décrit avec complaisance la beauté

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