Confessionum lib. I, cap. vi
3. Voy. cl-aprc«, llv. I, chap. ii , II. De l'Orifjiue de. l'Ame, 1. Voy. ci-après, llv. 1 , chap. il , 111. De la Fin de l'Ame,
DE LA PfATURE DE l'aME. 189
le vase qui le contient, quoique ce soit à cause du feu qu'il renferme que nous appelons ce vase une lanterne? L'appellerons-nous seulement une âme, mais en sousentendant le corps qu'elle régit, comme lorsque nous parlons d'un cavalier, nous ne parlons pas à la fois du cheval et de l'homme, mais de l'homme seul, que pourtant nous nommons ainsi parce qu'il dirige un cheval? Il serait peut-être malaisé , mais , en tout cas , il serait long de discuter cette question, et d'ailleurs cela serait superflu. Soit en effet qu'on définisse l'homme une âme et un corps, soit qu'on réserve à l'âme seule le nom d'homme, le souverain bien de l'homme n'est pas le souverain bien du corps -, mais ce qui est le souverain bien de l'âme et du corps tout ensemble, ou le souverain bien de l'âme seule, voilà le souverain bien de l'homme * . En conséquence l'homme, autant qu'un homme en peut juger, est une âme raisonnable qui se sert d'un corps mortel et terrestre. » c( Homo igitur^ ut homini ap^ paret^ anima rationalis est mortali atque terreno utens corpore'^, »
Et encore : «Il y a trois choses dont l'homme se compose : l'esprit, Tâme et le corps; mais ces éléments d'ordinaire sont ramenés à deux, parce que souvent on comprend sous une seule et même dénomination Tâme et l'esprit. On appelle, en effet, esprit, la partie raisonnable de l'âme dont les bêtes sont privées. L'esprit, voilà donc ce qu'il y a en nous de principal ; ensuite vient la vie, en vertu de laquelle nous sommes unis